img { max-width: 3500px; width: expression(this.width > 3500 ? 3500: true); }

vendredi 10 mai 2013

Nouveau blog

J'ai créé mon propre site, qui récupère toutes les archives de celui ci. Les news se feront donc là bas ! SEE YA !


lilazila.fr


Let's go run


Retour aux sources ! 
Mon déménagement de Paris à chez moi en Bretagne s'est bien passé, j'arrive enfin a voir ma chambre sans les cartons, et je trouve enfin du temps à m'occuper de ce que j'ai à faire. En premier: me reprendre en main. Durant tout mon voyage à Miami je n'ai pas été une seule fois faire du sport, alors que depuis Décembre je m'y rendais entre 3 et 5 fois par semaine à Paris. J'en profite aussi pour manger plus sainement et prendre le temps de cuisiner de bons ingrédients bio. Tous les matins je chausse mes nouvelles baskets running, et je vais courir dans ma cambrousse. Les seules témoins sont les vaches du coin. 

Bon, retour en Bretagne, chez moi. Pour quoi faire? Je ne peux pas voir cela comme un statut dégressif, comme un raté. Cela faisait quelque temps que je supportais mal la vie à Paris, trop de stress, trop enfermée, pas assez de libertée. J'y ai beaucoup travaillé, je me suis fais un bon cv, j'ai travaillé dans une dizaine d'endroit différent, et après 3 années complètes passées dans notre capitale, je me suis moi même construite. Et pour finir, après avoir habiter quelque temps à Miami, il était clair que la vie parisienne en était fini pour moi.. Donc je suis de retour joyeusement, je travaille sur beaucoup de projets, qui pointeront le bout de leur nez bientôt! 

To be continued 






samedi 6 avril 2013

Back to Paris


Me revoilà à Paris!

Est ce que je dois préciser combien le retour à été.. horrible?
J'ai passé mes 10h de voyage a regarder mes albums photos de Miami, à verser quelques larmes et à regarder encore les photos. Ma première chose en arrivant à l'aéroport a été de me jeter dans les bras de ma mère, qui m'avait horriblement manqué. Puis j'ai retrouvé mes deux bébés, Guipso et Hallya, qui étaient en pleine forme.. Ils ne m'ont pas quitté d'une semelle depuis mon retour, ou peut etre est-ce l'inverse, j'avoue. Ensuite j'ai été à la boulangerie, dévorer tous les croissants au beurre que j'ai pu trouver. Et puis du pain chaud... Aaah. Et du fromage. Je dois avouer que la bouffe française m'a beaucoup manqué durant ces 2 mois et quelques. Mais Miami me manquera davantage, aucune possibilité de rivalité entre quoi que ce soit.

Je suis déjà en train de planifier mon prochain voyage là bas. Mais pour y passer plus de temps, peut être 10 mois, et cette fois j'emmène avec moi mes bébés. D'ici là, beaucoup de choses à faire, a peine revenue je me remet dans mes projets, et je ne suis pas prête d'en voir le bout mais la motivation est là. Reste plus qu'à réussir.

Pour répondre aux questions que j'ai eu de votre part qui sont le plus revenues ; 

Financièrement; J'ai simplement beaucoup travaillé cet hiver, je me suis acharnée au travail, j'ai mis de côté, j'ai payé mon billet d'avion seulement 10 jours avant de partir. Une fois sur place, la vie est beaucoup moins chère qu'en France. Je m'en sortais pour 50$ de courses par semaine, principalement composées de légumes surgelés, fruits frais, céréales et de yaourt. Etant végétarienne je ne trouvais pas masse de choses à me mettre sous la dent! Ensuite pour les sortis, la plupart se faisait via les promoteurs, donc je ne payais pas l'alcool. Il me restait à payer les taxis que l'on partageait, les clopes (5$ le paquet), et le shopping. J'ai fais beaucoup attention à mon budget, pas toujours facile mais on s'en sort. 

Travail; Je n'ai pas été là bas pour travailler, car je n'avais qu'un visa touriste (3 mois) et il est absolument interdit de travailler aux Etats Unis si l'on est pas citoyen américain.. (Ou sans Visa Buisness). Je n'ai donc pas travaillé, mais je me suis fais beaucoup de contacts pour mes futurs projets. 

Logement: J'avais une colocation avec une amie, Candice, que l'on voit sur beaucoup de mes photos. On avait un très bel appartement juste en face de la plage, sur le 63eme de Collins Avenue. On était plutôt bien placée, vraiment pas à plaindre. L'appart était énorme, lumineux et très pratique. On a tenu jusqu'à 6 dedans, pendant pas mal de jours. 


Le decalage horaire m'a laissé éveillée depuis hier soir, je vais essayer de m'allonger, et fuir tous les statuts Facebook de mes amis encore là bas!


MIAMI; I'LL BE BAAAAACK

vendredi 29 mars 2013

Wake up





Les frontieres font parfois qu'on oublit nos propre limites. Un autre pays, un autre monde, malgré le fait que l'on essaye de ne pas s'y perdre, on en oublit ce que peut être. Je me fais peur, aujourd'hui, alors que je viens de me lever, j'ai envie de me terrer sous ma couverture et d'y rester jusqu'a mon depart.
Mais c'est Miami.. C'est reparti pour un tour!

Xoxo ;)

mercredi 27 mars 2013

Miami life

Putin.

Quels mots choisir, quelle phrase sortir, quelle photo choisir pour ce premier article après mes 2 mois passés a vivre ici a Miami? Je viens de faire et refaire toutes mes photos pour essayer d'avoir le déclic sur une seule photo qui représenterait ma vie ici. Mais je la trouve pas, parce que y'en a aucune qui peut le decrire, ou meme montrer un peu une partie de ma vie qu'est ici. Alors je vous ponds cette photo, mes pieds bronzés dans le sable de Miami Beach, pris le soir de mon anniversaire.

Pour une fois j'y perds mes mots. Ce voyage m'aura beaucoup appris, encore une fois. La j'arrive a la fin, il ne me reste qu'une semaine a passer ici, et j'ai hâte de rentrer chez moi. Juste retrouver mon environnement, mes amis, ma famille, mes chats.
Tout ca pour dire que je suis incapable de vous résumer mon expérience. J'ai vécu le voyage dont je rêvais depuis longtemps, j'ai vécu ces moments où tu ressens tellement de bonheur que tu as envie de hurler, faire sortir ta boule d'énergie que tu bloques dans ta gorge pour ne pas avoir envie de passer pour une folle. Quoique.. Ca m'est surement arrivé.
J'ai aussi pleurer toutes les larmes de mon corps des jours durant pour des coups de blues. Mais je me suis promis que ces quelques moments ne resteraient pas graver dans ma mémoire, même s'il le faudrait, pour me rappeler que la vie d'expatrié dont je reve ne serait pas toujours facile.

J'ai l'impression d'être ici depuis plus de 6 mois. Je ne peux pas me dire que j'ai atterri ici il y a seulement 2 mois, et que j'ai réussi a vivre autant en si peu de temps. Je n'ai pas passer une seule journée a ne rien faire, enfermée chez moi devant mes séries, ce qui a aussi fait que je n'ai pas pris le temps de me consacrer a ce blog.

Je ne compte pas le nombre de gens rencontrés, pas non plus le nombre de bouteilles de champagne et de vodka que j'ai pu m'enfiler, et encore moins les heures passées a dorer sur la plage.

Ce voyage loin de Paris m'aura au moins appris une chose; je ne veux plus vivre a Paris. J'ai deja rendu mon préavis pour mon appartement. Je rentre donc a Paris le 4 Avril, et je retourne chez moi en Bretagne, le déménagement est prévu pour Mai. Ce n'est pas un retour a la case depart, mais un retour aux origines pour mieux repartir. En Septembre je reviendrais aux USA, je n'ai juste pas décidé si je reviendrais ici a Miami ou si je tenterais une nouvelle ville. Paris m'a fait rêver quand j'y suis arrivé il y a 3ans, mais j'en ai fais le tour, j'y ai rencontré mon lot de bonnes personnes, je m'y suis fais un bon CV, maintenant que j'ai fêté mes 22ans je peux enfin me servir de Paris comme tremplin comme c'était toujours prévu. Il me fallait juste un bon coup de pouce pour me décider a partir de la.

Qu'est ce que j'ai compris d'autre? Je veux vivre au soleil. Pas simplement parce que tu peux te balader en short a longueur de temps, mais parce que les gens y sont tous heureux et de bonne humeur. Le soleil est officiellement un anti depresseur, et ça sera le mien!

Une dernière petite chose, je vous remercie encore pour vos visites, vos commentaires, vos messages facebook qui ne cessent pas depuis maintenant plusieurs années. Merci pour votre soutien constant! Je reprends ce blog a partir de maintenant ;). Pareil pour le vide-dressing, il reprends dès mon retour, et j'ai hate de vous présenter la nouveauté!

Xoxoo , de Miami ;)





mardi 29 janvier 2013

Going to live in Miami

Voila. Dans quelques heures je serais dans l'avion pour Miami. J'y pars deux mois et quelques. Je ne saurais dire si je suis plus en état euphorique ou bien en stress, et le mélange des deux me fait une violente boule a l'estomac.
Bien que j'ai passé une grande partie de mon adolescence a voyager dans toute l'Europe, je n'ai jamais pris l'avion. Je ne suis jamais partie loin, et jamais bien longtemps non plus.
Mais j'ai la bougeotte, j'ai cette passion qui est de voyager. L'été dernier j'avais pris la décision de partir aux Etats Unis pour plusieurs mois. J'avais hésité entre plusieurs villes, mais finalement Los Angeles l'avait remporté, pour sa chaleur, car je supporte difficilement le froid. Mon voyage était prévu pour janvier 2013. J'ai passé de longues heures (pour ne pas dire des journées entières) a regarder sur le net tout ce qu'il fallait, le billet d'avion, le logement, j'avais même envisager une école de langues.
Même si je sais que j'ai une force en moi qui me permet d'avancer et de me créer des projets, j'ai finalement annulé ce voyage, par peur de l'inconnu.

"Tu m'as demandé un jour pourquoi j'aimais regarder encore et toujours les mêmes films, je t'ai répondu que c'était parce que je savais comment cela allait finir."

J'ai eu peur, de partir si loin, seule, sans rien, aucune attache sur place. Je savais que je pouvais surmonter cette peur si je le souhaitais, mais je n'ai pas cherché a le faire, et j'ai enfoui cette envie au plus profond de moi en espérant tout de même qu'elle ne disparaisse pas complètement pour ne pas prendre cela comme une défaite.

Mais le hasard fait bien les choses, ou alors mon bon karma est de retour, et j'ai eu cette proposition de partir a Miami. Une seconde après, ma décision était déjà prise, je ne pouvais en aucun cas laisser cela passer. Je me suis juste posée quelque conditions, que j'ai rempli, et j'ai pris mon billet dans l'heure qui a suivi l'arrivée de mon passeport.

Depuis je ne faisais que penser a mon état d'esprit que j'aurais la veille du départ. Et j'y suis. Finally.

Je ne sais pas comment décrire ce que je ressens. Pour une fois j'en perds les mots. J'ai connu beaucoup de gens qui voyagent énormément, et je n'ai jamais eu l'impression qu'ils paraissaient stressés ou aussi prise de tête que moi. Peut etre je suis trop dure envers moi même, mais c'est ce qui a fait mon évolution.

Allez Go Alice, tu vas vivre a Miami, au soleil, a la plage, tu seras avec une amie, et tes meilleures amies te rejoignent dans quelques semaines.

Ma principale tristesse est de laisser mes deux bébés a Paris, Guipso et Hallya, qui vont séjourner chez ma mère. Ils vont me manquer énormément, et je vais passer des jours horribles a m'inquiéter pour eux. Bouuuuuh!

J'écrirais en arrivant la bas.

XoXo.


samedi 19 janvier 2013

Party











Voilà. L'année 2013 bien entamée. A coup de n'importe quoi, de fêtes, de sorties et d'alcool. Je suis plus sortie en 3 semaines en 2013 qu'en une année entière en 2012. C'est cool, ca fait du bien de découvrir enfin les boîtes et les clubs dont on m'a toujours parlé et que je n'avais que à répondre "Je connais que de nom, je sors jamais."

Chez Castel, Titty Twister, Black Calvados, Social Club, Les Saints Pères. 

Ca fait tellement longtemps que je n'avais pas bu que j'en avais oublié comment faire passer la gueule de bois. Bordel, c'est horrible. Du coup j'ai essayé de me rappeler pourquoi j'avais arrêté de sortir?

Je suis arrivée il y a pile 3 ans à Paris, jour pour jour. J'avais vite trouvé un travail, au Café Ruc. Et avec les collègues, on sortait tout le temps. On finissait à 2h du mat, de l'argent plein les poches, on s'offrait des bouteilles dans les meilleurs carré VIP de la capitale. Retourner au taf le lendemain, avec la gueule de bois. Et puis au fil des soirées, on rentrait de plus en plus tard, on trainait dans des endroits de moins en moins fréquentables. De plus en plus de coke nous tombait sous la main. On rentrait chez nous, il était 13h. La lumière du jour nous paraissait irréelle. On plantait le taf, on ressortait le lendemain. Rythme de vie de merde, mais il me suffisait de me retrouver dans le métro, écouteurs aux oreilles, complètement défoncée, voir ces gens aller au travail, bien habillé, qui faisait toujours la gueule. Il me suffisait de cela pour sourrire. Pour me rappeler ma première philosophie de vie: "Vivre vite, mourir jeune."

Mais c'est bien connu, dans le monde de la nuit tu rencontres vite de mauvaises personnes. Abus, viols, drogues dans le verre. Tu finis par te réveiller dans une petite ruelle, a moitié déshabillée, complètement perdue et souillée. Tu passes la journée à vomir, à essayer de te rappeler de ta soirée. Trou noir. Tu te retrouves au poste de Police, à porter plainte. Tu ne sais pas trop pourquoi, contre qui. 

Après les choses ont faites que j'ai quitté ce taf, et puis j'ai pas arrêté de bosser la nuit, alors je ne sortais plus. Et je n'en avais plus l'envie. 

Bref, sortir c'est bien. Mais que entourées de ses vrais amis, dans des endroits que tu connais. Et tu ne lâches jamais ton verre. 

Ce qu'on nous dit ne sont pas toujours des bêtises. C'est pas pour qu'on fasse plus attention; c'est parce que ca arrive. Un peu trop souvent. 

Shit happen. Life goes on. 

mardi 8 janvier 2013

Bye Bye 2012

Ok, on est déjà le 8 janvier, j'ai un peu de retard sur l'article annuel de ce que je laisse derrière moi pour l'année passée. Par quoi commencer? Le début peut-être.

Janvier 2012, petit bad suite à avoir été virée de mon ancien travail, sous faux prétextes comme quoi j'aurais essayer de voler une cliente. Officieusement ils voulaient juste faire 3 mois de travaux, et virer le maximum de personnes avant que notre période d'essai ne soit fini. Bref. Fuck. A cause de cela j'ai dû annuler mon voyage à New York avec les filles. Grosse déprime, elles partent en Février sans moi. Je recherche un nouveau travail à fond, je fais des extra au CAB. C'est pas génial, mais ca passe. Je travaille aussi pour le Club Haussman pour des soirées événementielles.

Février 2012 me rappel ce putin de froid de porc, qui me donnait envie de passer ma vie sous la couette. Mais malheureusement j'ai trouvé un nouveau travail, le Chacha Club. J'y rencontre la plus grosse ordure qui puisse exister sur cette terre. J'y passe tout mon temps, je travail de nuit 5 jours par semaine, je n'ai plus de vie sociale en dehors de mes collègues du club. Je ne vois plus la lumière du jour, je pète un peu un plomb, mais le taf en soi est assez cool, le lieu aussi. Les clients sont sympas. Mais malheureusement l'ordure est toujours là. Je fête mon 21eme anniversaire, je travail, mais mes amies sont là.



































Les semaines passent sans que je ne m'en rende compte, avec des hauts et des bas constamment. Je bois un peu trop au travail, je fais un peu de la merde. En mai, je quitte le Chacha après avoir défoncé un mur avec mes poings. Ok, rectification, le mur a défoncé mes poings. Je repars en sang, en pleurs, et n'y remet plus jamais les pieds.



Moment fort en Juin, le concert de Jay-Z et Kanye West a Bercy. Merde que c'était bon, je n'ai jamais autant transpiré et sauté dans un si peu laps de temps.
Fin Juin j'adopte Hallya, petite boule de poil persan chinchilla de 475 grammes. Mon nouveau bébé.



Ensuite je retrouve rapidement un autre travail, au SANZ à Bastille. Mes horaires sont pire qu'avant, je fais du 18h - 06h tous les jours. A part les soirs où je monte danser sur le bar avec mes collègues, je me fais chier. La paye est pas top. L'été passe sans que je ne m'en rende compte, je vois à peine le soleil. Du coup j'arrête en Septembre, car je n'en pouvais plus. Mes cheveux subissent mille couleurs aux pastels, rose, bleu, vert, violet et j'en passe. Petite période artistique capillaire.


Debut Septembre, je lance le vide dressing, qui marche mieux que ce que je ne pensais. Je recherche un autre taf, et je tombe à La Perle. Petit bar brasserie qui ne paie pas de mine dans le Marais. Ambiance conviviale, je suis au bar, je sers des bières aux habitués. Les collègues sont sympas.

Debut Novembre je trouve un second travail, au club Les Saints Pères, dans le 6eme. C'es sympa, a part que ce sont encore des horaires de nuit. Du coup j'enchaine entre mes deux tafs, La Perle la semaine, et Les Saints Peres le weekend. Le vide dressing continue à fonctionner, et me prends le reste de mon temps libre.

Encore un nouveau tattoo, Bridget, ainsi que le premier couple de la chanson 'Roads' de Portishead.



Je lance avec mon grand frère qui est concepteur de sites, plusieurs sites qui feront bientôt surface. Je fournie l'idée, et lui crée le site. Temps qu'ils ne sont pas prêt je ne peux pas en parler! Mais ca sera pour bientôt.

Dimanche 2 Décembre, première journée de vente chez moi pour le vide dressing. Mon appart est transformé en boutique de fringues, plus de 500 articles s'y battent en duel, plus de 50 clientes, une grande réussite, qu'on remet 2 fois encore dans le mois.

Les fêtes de fin d'année sont arrivées, cette année c'était tranquille, juste retrouvailles de la famille en Bretagne, dans notre maison. Je reviens à Paris pour le nouvel an, diner et début de soirée Chez Castel. 2013 is coming.



























lundi 24 décembre 2012

Family










Me voila dans ma Bretagne natale pour les fêtes.
Comme d'habitude, j'ai l'impression de changer de monde. Retrouver mon cocon familial, le calme de la campagne, la sérénité d'être entourée uniquement par des gens qui me sont chers. Je respire enfin a plein poumons, Paris m'étouffe. Mais malgré cela je ne pourrais pas quitter Paris, car c'est ma ville, ma vie, dorénavant. J'y ai mes projets professionnels et mes amis, et c'est là que se construit mon futur. J'ai beau aimé la Bretagne et la maison où je vis, il n'y a malheureusement pas grand chose pour moi ici.
Première journée assez remplie d'émotion. J'ai eu a faire quelque chose que j'attendais (et redoutais) depuis longtemps; me confronter a mon père.
Chose faite, les Au Revoir sont faits. A tout jamais. Je n'ai plus qu'a faire mon deuil sur cette relation père-fille que je n'aurais jamais. Je ne vous passe pas l'épisode de pleurs que je me suis affligé.
Mais me voila enfin de retour dans ma famille, qui m'est mienne; ma mère, et mes deux grands frères. Et je ne saurais dire a quel point je les aime. On fait vraiment un quatuor de choc. Repas de pré-réveillon (on aime bien inventer des raisons pour faire la fête) bien arrosé, a finir comme d'habitude, un peu en n'importe quoi comme dessiner sur nos baies vitrées (Ca se passe d'explications).




Bref, du bonheur pur et simple, qui suffit a me faire sourire pour cette fin de soirée que je fini sur mon dernier achat, un iPad, qui j'avoue est assez cool.
Je tombe de fatigue, je vous laisse donc a vos propres Noel et compagnie, je vous souhaite encore a tous de bonnes fêtes, profitez des gens que vous aimez.
& Bonne nuit !





samedi 22 décembre 2012

HOLIDAYYY



Voilà, je me barre.
Quand les fêtes sont là, mon retour en Bretagne est imminent.
Je travail jusque 6h du matin, et je pars directement en voiture ensuite, direction ma maison, mon chez moi. La famille, les animaux, la campagne, ma chambre.. Aaah ca fait tellement longtemps que je n'y suis pas allé. J'ai comme l'impression que j'attends cela pour enfin pouvoir respirer à plein poumons.
Bref. Je vais encore être en retard au boulot si je m'attarde sur cet article.
Mais je pense qu'en Bretagne j'aurais le temps de pouvoir écrire à nouveau. Pour moi, mais aussi pour ce blog.
Bonne fêtes tout le monde, joyeux Noel, blablabla, vous connaissez la chanson!

vendredi 7 décembre 2012

So much to tell you



Je suis un peu rousse pour l'instant, ok, mais je suis sur le chemin pour retrouver (enfin) ma couleur naturelle... Blonde. Pas blonde platine. Vraie blonde.

Bref.

Comme a pu le remarquer un certain commentaire signé "Anonyme", on pourrait croire qu'à travers mes textes, je raconte mes histoires et mon passé de façon à rechercher à m'auto-détruire. Je pense qu'il est plus que clair que ce n'est plus un secret depuis longtemps. Avant aujourd'hui, j'ai longtemps cherché à me blesser, à me détruire, m'empêchant d'avancer. Je pense avoir été une personne qui a traversé beaucoup de choses malgré elle, mais qui l'a tout de même cherché. J'ai réussi à me sortir de chaque phase, car mon auto destruction n'est jamais allé jusqu'à souhaiter ma mort. Pourtant je pensais que c'était mon cas, souvent. Mais ma mère et mes deux frères; ma famille; sont les personnes qui m'en ont empêchés.

Je ne pense pas que de simples faits relatés sur un blog feront de vous des personnes qui me connaissent, comme je le prétendais au début. Mais simplement le fait de partager ces sujets, à coeur ouvert, sur un blog public, peut prouver que certaines choses souvent tabou ne doivent plus l'être. Le mal-être à l'époque de l'adolescence est une chose que chacun rencontrera à cette période. Chacun l'a vécu différemment, ici, ce n'est qu'une version des 7 milliards d'autres que vous pourrez entendre.

Aujourd'hui, je tire ma force de mes erreurs, et du fait que j'ai réussi à me relever des dizaines des fois, et que enfin, je m'en sors et trouve ma voie. Je ne sais pas si ca été la thérapie, ou si ce sont mes traitements médicamenteux, ou simplement le fait de grandir qui me fait aller mieux. Mais ce mal en soi, cette boule au ventre, ce pincement au coeur qui ne partira jamais, cette sensation d'une épée de damoclès au dessus de ma tête, et autre maux psychiques sont des choses qui jamais ne disparaitront. Je dois simplement apprendre à les maitriser, à ne pas les laisser me guider dans ma vie de tous les jours.

Je ne veux plus de tabou dans ma vie. Plus de mensonges autour de moi. Je les renifle à 10kms à la ronde désormais, ou alors je deviens paranoïaque, qui sait? Mais ces trois dernières années à Paris m'ont fait cet effet: se méfier des gens. Et c'est triste. En Bretagne, a part quelque mauvaise personne, les gens sont simples, gentils, ne se prennent pas la tête. A Paris tout n'est que violence, hypocrisie, méchanceté. Je me surprends parfois à me rendre compte que je deviens comme cela. Mais naïve comme j'étais, je pense que c'est un mal pour un bien.

Maintenant, adorez moi, détestez moi, je n'ai rien à cacher. Si vous souhaitez me juger sur mon passé, faites le, c'est le passé, rien n'y changera. Comme je le dis, j'ai fais des erreurs, et ces erreurs m'ont menées là où je suis aujourd'hui, donc je ne peux rien regretter. Si vous souhaitez encore trouver des sujets sur lesquels m'attaquer, allez y, je vous pondrais un pavé là dessus.

Je suis loin d'être physiquement parfaite, je retouche la plupart de mes photos car j'ai honte de mon nez ou de mes gros mollets trop musclé, de mes cernes trop creusés, de mes bras tordus et de mon front trop grand. Je ne suis pas riche et l'ai jamais été, même si je ne paye pas de loyer, je travaille comme une dingue pour pouvoir mener la vie que je mène. Ma mère est très présente dans ma vie, elle m'aide sur tous les plans, mais surtout elle est là pour moi à chaque seconde, et je lui voue un amour inconsidéré, on a une complicité qui est rare entre mère et fille, et nos plus gros fous rire sont lorsque l'on fait du bricolage (HS). Mes deux grands frères sont la présence masculine qui a remplacé mon père. Mon père existe mais comme beaucoup l'ont remarqués, je n'en parle jamais. Nos relations sont très mauvaises et je lui ai dis Adieu il y a quelques mois pour ne plus jamais avoir affaire à lui. Cela m'a causé beaucoup de soucis dans ma vie, psychologiquement parlant. J'ai abandonné mes cours lâchement lors de ma seconde, car j'ai développé une phobie scolaire au cours de l'année. Puis on a déménagé au fin fond de la campagne, je suis restée 1 an enfermée, seule, dans une maison qui n'était pas la mienne mais celle de l'ami à ma mère. J'étais inscrite au CNED. J'ai du envoyé 3 devoirs en 10 mois. C'est là que j'ai commencé à voyager, pour fuir cet enfermement. Et pour me trouver une nouvelle passion. J'ai ensuite perdu 15 kilos entre mes 16 et 18ans, non pas miraculeusement en mangeant sain et faisant du sport, mais en tombant dans l'anorexie et la boulimie. Cette maladie m'a longtemps bouffée mais je me fais soigner. Je pense que j'en ferais un article plus complexe car ce sujet est beaucoup trop tabou, mais pourtant très présent dans la société et n'est pas vraiment toujours bien relaté. Et certains commentaires agressifs là dessus le prouvent. (Je cite "Non mais elle se fait vomir t'es aveugle ou quoi"). Démonstration d'intelligence, 10/10.


See you soon.


Alice.

mercredi 21 novembre 2012

Back to Blond



Je ne tiens pas en place, et mes cheveux en subissent les conséquences. Après 2 ans de noir, 3 ans de rouge, 2 ans de blond platine, 1 an de brun et 6 mois de tie&dye, j'essaye enfin de retrouver ma couleur naturelle qui est le blond. Première décoloration hier soir. Aujourd'hui je suis rousse. Que du bonheur. Week end prochain coloration blonde éclaircissante pour armoniser le tout. On peut dire que là j'ai du brun, du roux, du blond, du rose, du blond platine. Une vraie palette.

Back to Blond, Back to Origins.

samedi 17 novembre 2012

Stronger



Hey everybody,

Une nouvelle fois je tiens à vous faire part de mes remerciements, vos messages et votre soutien m'est cher. J'ai toujours voulu cacher cette partie de moi, cette partie que je ne voulais pas faire transparaître. Mais comme je le disais hier à une amie, notre passé, nos erreurs, et nos épreuves n'ont pas à être tabou.  C'est la société d'aujourd'hui qui fait que l'on doit se cacher de ces choses. Mais elles font partie intégrante de la vie, et cela me soulage également de le partager. Si cela peut aider certaines à se retrouver dans les lignes que j'écris, tant mieux. Donc à nouveau un grand Merci à vous tous.

Mais mis à part le passé, j'ai aussi un présent.

Ce soir je travaille, j'enchaine mes deux boulots assez difficilement en ce moment, mais j'ai besoin de sous. Après deux années assez difficile à être endettée, maintenant que j'ai tout remboursé je me dois de me reprendre en mains, et j'y travaille dur. Je n'ai jamais coulé sous l'argent comme j'ai voulu le faire paraître au début de ce blog, ou comme l'on pensé des milliers de personnes lorsque je passais mon temps à voyager aux quatre coins de l'Europe. L'argent est un luxe que j'espère obtenir un jour. Via tous mes projets qui se concrétisent en ce moment, qui ne sont pas seulement pour l'argent mais aussi pour me construire moi même, évidement.

Bref, si vous voulez me voir suer au travail, c'est au Club Saints-Pères que ca se passe. Petit club vraiment cool dans le 6eme, avec des cadeaux et des déguisements tous les samedi soir.

So, j'y vais maintenant. Sinon je serais (encore) en retard !

Bibi.

Nolice

Février 2005.

Mars 2005.

On pourrait penser que l'on évolue avec le temps.

Pourtant entre ces deux photos il n'y a même pas un mois entier. Pas même trente jours. 

Comment une jeune fille de 13ans, grande timide aux longs cheveux blonds, s'habillant de toutes les couleurs, peut-elle passer à ces cheveux noir corbeau, ces vêtements sombres avec cette dentelle, et cette mitaine camouflant ces plaies sur l'avant bras gauche, 

Comment? 

J'aurais aimé avoir la réponse. 

Je vous ai récemment souvent parlé de cette période de me 14ans, cette sombre période qui m'a totalement bouleversée. Ca a commencé en Mars 2005. Et tout s'est fini exactement 5 mois après, en Aout 2005. J'étais loin d'avoir conscience que c'est là que commenceraient tous mes maux. Cette autodestruction massive. Ce changement irréversible. 



5 Mars 2005. 

Comme les autres jours, je suis en cours. En classe de 4ème, toujours bonne élève. Ayant radicalement changé de style depuis la rentrée de Septembre, les profs ne m'accordent que peu d'attention. Je me suis trouvé un très bon ami dans ma classe, Simon L, avec qui je passe mes journées à rire et à inventer des tripp débiles et puériles. 
Je suis habillée avec un pantalon noir que j'ai acheté il y a peu de temps, en toile, bien large, resserrée en bas par des liens coulissants, il fait un effet baggy retombant sur mes grosses chaussures. 
J'attends avec Simon de rentrer en classe de français, adossé au mur des couloirs avec les autres élèves de notre classe. 
Une fille de notre classe passe alors devant nous, et je la remarque pour la première fois en 6 mois. C'était le fantôme, la fille que personne ne connaissait, qui n'avait pas d'amis, qui ne parlait pas, qui n'avait pas de style. Je la remarque enfin car elle avait acheté exactement le même pantalon que moi. Et pour la première fois, elle s'assoit près de nous dans la classe. Et on parle. Et on parle.. On rigole. 

On l'appellera N. 


14 Mars 2005.

N, pour la première fois, dormait chez moi. On avait lâchement abandonné Simon plus tôt dans la journée, lui ayant méchamment fait comprendre qu'on ne voulait pas de lui. On ne dormait pas de la nuit. On ne faisait que rigoler et parler de tout et de rien, c'est alors qu'on s'est découvert des milliers de points communs, de rêves, de projets, des envies, de tout. Nuit blanche. 

Dès le lendemain, on ne se quittait plus d'une semelle. 


20 Mars 2005.

Je dis Adieu à mes cheveux blonds, avec deux boites de coloration couleur 'Noir corbeau'. Je jetais tous mes habits comportant autre couleur que du noir. J'arrivais au collège le lendemain tout en noir, habillée d'un haut que l'on venait de voler avec N, tout noir avec un laçage en ruban au décolleté, et des manches en dentelles. Les gens ont eu peur de moi, peut être gêné ou interloqué. Pour un changement, on peut dire que c'en étant un grand. 

A partir de là, peu de personne ont continué à me parler. Ou alors c'était sur un ton comme s'ils étaient désolés de ce que j'étais devenu. N. et moi étions soudées, enfermées dans notre monde, dans notre bulle. Nos prénoms ne formaient plus qu'un : Nolice.





Avril 2005.

Nous partageons la même garde robe. On vole des habits qui sont trop cher pour nous.

Je la ramène dans mon 'groupe' d'amis, mais personne ne prends vraiment part à nos délires.

On se rendait au skate-parc à la fin des cours, pour retrouver les autres, pour fumer du shit, et planer. Je lisais sur le visage des autres qu'ils nous prenaient pour des connes. Mais je me le cachais, je faisais comme si de rien n'était. Il était plus que clair que l'on dérangeait. 
Si l'on allait pas chez elle après, on rentrait chez moi, avec le dernier bus de 20h20. Ma mère n'appréciait pas vraiment à mon âge que je rentre aussi tard. Mais je n'y faisais pas attention. N. me trainait dans ma chambre, et l'on en sortait pas. A part peut être pour fumer. On passait notre temps à parler. Des autres, de nous deux, de combien c'était fort que l'on se soit trouver. Nous étions comme des âmes soeurs. Je disais quelque chose, elle le confirmait. Elle pensait quelque chose, je le pensais.
Les gens dans la rue nous prenait même pour des soeurs jumelles. Nous avions une grande ressemblance physique, même carrure, même cheveux longs, même couleur d'yeux. 

Nous étions toujours dans le groupe d'amis, qui s'agrandissait au fil des mois. On allait à des fêtes tous les weekends, accompagnées d'alcool qui coulait à flot et de drogues. A cet âge les relations avec les garçons étaient l'une des choses les plus importantes. Chaque soirée, j'embrassais différents garçons, connus ou inconnus. Je ne couchais jamais avec eux, je ne pouvais pas, je n'étais pas prête, et c'était ma seule limite. Mais j'ai vite découvert que ce n'était pas ce qui se disait dans mon dos. Nous étions les filles faciles aux yeux de tous. J'étais une proie. Mais il y avait ce garcon, C, que j'admirais et dont j'étais amoureuse. Je ne savais pas ce qu'il pensait de moi, et je n'arrivais pas à l'avoir. Il était respectable. Je parlais de lui à N. à longueur de journées. 


23 Avril 2005. 

Une soirée bien arrosée comme toutes les autres. Je ne sais même plus chez qui on était. Je me souviens que ca a mal terminé. N, avait trop bu, elle tombait par terre, et je n'étais pas non plus en état de la soutenir. Ses parents ont débarqués, à vélo, pour venir la chercher. Je pense que quelqu'un les avait appelés dans notre dos. Après des crises de cris devant tout le monde, ils sont repartis, et on s'en allait. Certains amis étaient venus avec nous. On marchait dans Rennes, en pleine nuit. Nous n'avions nul part où dormir. On s'arrête finalement dans une cour d'église pour dormir. On avait quelques couvertures, et des gros blousons pour nous tenir chaud. Le garçon dont j'étais amoureuse, C, était là, mais persuadée qu'il ne voulait toujours pas de moi, c'est un autre qui me prit par la main cette nuit là. On l'appellera 'Co'. Il s'occupa de moi comme aucun ne l'avait fait jusque là, il était d'une extrême gentillesse, et il n'a fait que me tenir chaud pour la nuit. On s'est embrassés. Rien de plus. 
Au petit matin, personne n'avait dû réussir à dormir à cause du froid. Alors que l'on était en route tous ensemble pour rentrer chez nous, N, me raconta que C, avait passé la nuit à parler de moi, qu'il me voulait, mais qu'il hésitait. Mais cet autre garçon qui avait été là pour la nuit voulait me revoir. J'ai dû l'ignorer, pour attendre C.


26 Avril 2005. 

'Co', vint me parler, et m'apprenait qu'il était heureux d'être enfin en couple. Sur le coup je cru qu'il parlait de moi, qu'il était heureux de m'avoir rencontré et qu'il voulait être avec moi. Pour en être sûre, je lui demandais avec qui il sortait. La réponse fut un choc.

N.

"Ah. Ok." Elle ne m'en avait pas parlé. Elle ne m'avait rien dit. Et les semaines qui suivaient, je du tenir la chandelle à N et Co. Ca me brisait le coeur. Elle me l'avait fait à l'envers. Elle m'avait fait croire que C voulait de moi pour pouvoir s'approcher de Co et le voir en douce. Je l'avais compris, mais je n'ai rien dis à N. Je suis restée là, béate, à les regarder à être heureux ensemble.


Mai 2005. 

N, de son côté, n'avait pas une vie de famille facile. Ses parents n'étaient pas les plus tendre envers elle. Ils la frappaient devant moi. Ils lui criaient toujours dessus. Je fus choquée de nombreuses fois. Mais j'encaissais, et je ne disais rien. Elle me disait qu'elle s'auto-mutilait. Que ca lui faisais du bien. Elle cachait toujours son bras, alors je ne voyais pas. 

Et les choses sont allés de pire en pire. Les coups bas s'enchaînaient, je devenais sa marionnette, sa chose à tout faire, à tout encaisser, et à ne rien dire. Jamais rien dire. Je m'enfermais dans une bulle avec une fille que j'aimais plus que tout, mais qui me mentait. Elle avait fait en sorte que je tourne le dos à tous mes autres amis, je n'avais personne d'autre à qui en parler. Alors comme je l'ai toujours fais, j'ai encaissé en fermant ma gueule. Sans jamais me plaindre. Commençait alors le descente en enfer. Je m'auto mutilais l'avant bras gauche d'une force dont je ne me rendais pas compte. Presque 8 ans après, j'en garde de nombreuses cicatrices.

Les coups s'enchainait à grande vitesse. D'abord toutes les semaines, puis vite, tous les jours. Je n'en pouvais plus. Je devais mener un double jeu, être avec elle, et par derrière en pleurer. Je me renfermais de plus en plus, tandis que petit à petit elle arrivait à prendre le contrôle totale de ma vie. D'abord par les garcons. Puis par mes amis. Puis par mes frères. Et le jour où elle arriva à faire en sorte que ma mère me tourne le dos, je craquais. Je n'en pouvais plus. Mes notes au collège étaient en chute libre. Les profs m'obligeait à voir la psy scolaire, qui n'étais pas d'une plus grande utilitée qu'un tournevis pour un bébé. Je refusais de lui parler, et de toute facon N était là à chaque fois. Je pensais être plus forte en sa présence. Mais elle me bouffait. Je savais que si je ne l'arrêtais pas, j'allais bientôt disparaitre et ne devenir que son ombre, mais je n'en avais pas la force. J'avais perdu tout ce qui me maintenait. J'avais perdu tout espoir. Je n'en voyais pas la fin, je ne comprenais rien à ce qui se passait. Chaque phrase qu'elle pouvait dire, tournoyait dans ma tête pour me demander si ce n'était pas un mensonge. Elle me faisait peur. J'avais des preuves qu'elle me mentait, et je ne pouvais toujours rien faire. Je voyais son bras, qui était clair comme la peau d'un bébé, tandis que le mien se boursouflait de plaies ouvertes. Mais je ne trouvais pas la force de me séparer d'elle. 



31 Mai 2005.

C'était un Dimanche matin. Je me souviens exactement quel temps il faisait. Clair et humide. Un grand ciel bleu grisâtre. Je me sentais faible. J'avais mal au coeur. J'ai écris une lettre, en pleurant comme jamais, qui s'adressait à ma mère. J'ai volé de la nourriture, une couverture, que j'ai roulé en boule dans mon sac à dos. N avait dormi à la maison. J'ai dis que je la raccompagnais à l'arrêt de bus vers 11h du matin. Et on est partis, avec nos sacs. On a marché dans la campagne, à travers les champs. La rosée nous mouillait nos chaussures. On se tenait la main, on rigolait. On comptait s'arrêter dans une cabane que l'on connaissait qui était à quelques kilomètres, on s'était dit qu'on y arriverait pour dormir. Nous n'avions rien prévu pour les jours d'après. On s'arrêtait dans un champs pour se reposer, cachées derrière des broussailles. On savait que plus le temps passaient, plus on avait de chance que des gens soient à notre recherche. 
Mon téléphone sonnait. C'était ma maison. Evidement, on ne répondait pas. Ca a sonné une bonne dizaine de fois avant que l'on est un message vocal. C'était l'ami de ma mère, il ne parlait pas, il avait juste tendu le téléphone vers ma mère, qui pleurait, qui disait à mon frère "Mais si elles ont pris le bus de 11h on peut les rattraper? A moins qu'elles soient à pied, (...)" Il me laissa entendre deux bonnes minutes d'inquiétude folle de ma mère. J'ai fondu en larmes. Non, je n'avais pas la force de lui faire du mal. Je l'aimais trop pour ca. Ca continuait à sonner. Je ne pouvais pas parler. Elle m'envoyait des textos. Je craquais rapidement, en lui disant qu'il fallait qu'elle respecte ma lettre, qu'elle ne devait pas nous chercher, qu'on irait bien, et que l'on reviendrait lorsque l'on penserait que les gens nous accepterait. Elle n'eut pas le choix que de dire qu'elle allait appeler la police, qu'elle ne pouvait pas me laisser faire ca à cause de N. Après plus de deux heures de discussion et de pleurs, on prit la décision de rentrer, à condition que l'on puisse être ensemble le soir même. 
Evidement, en arrivant à la maison, les parents de N étaient déjà là, furieux comme jamais. Tout le monde s'est assit dans notre salon. Ses parents me détestaient, je le lisais dans leurs yeux. Mais avaient-ils conscience de ce qu'était réellement leur fille? Non.. J'étais la méchante qui avait mauvaise influence. Ma mère savait qui j'étais, que j'étais inoffensive, elle savait qu'elle ne pourrait pas les convaincre, elle laissait parler. Chacun rentrait chez soi. J'étais honteuse, pire que jamais. 


1 Juin 2005.

Je me rendais en cours, les yeux boursouflés par les pleurs. J'arrivais en retard, tout le monde était déjà assis en classe. Je ne pu sortir autre chose qu'un léger "excusez moi" avant d'apercevoir N au fond de la classe, assise, qui me fusillait du regard. J'allais m'asseoir à coté d'elle, mais elle ne parlait pas.


Juin 2005.

Après cet épisode, je n'arrivais plus à me contrôler. J'étais devenu comme elle. Malgré les multiples tentative des profs de me raisonner, je devins je m'en foutiste de ce que les autres pensaient. N, et moi étions à nouveau inséparable. On buvait tout le temps, on fumait avant d'aller en cours, complètement défoncées. Mon style vestimentaire ne ressemblait plus à rien. Tant que c'était des couleurs sombres, je ne faisais plus attention au reste. Mes cheveux étaient toujours de plus en plus noir. Ma mine de plus en plus mauvaise. Je me forçais à ne pas dormir. Aux soirées les garçons nous tournaient tous autour, et les rumeurs allaient de bon train.


Juillet 2005. 

Les vacances.

Comme chaque année, je devais partir un mois entier avec mon père au camping de Beg-Leguer,  c'était mon paradis depuis que j'avais 6ans, l'endroit qui me ressourçait, qui m'apaisait. J'y avais tous mes repères. L'an passé, c'est là que tout avait changé en moi (je le raconte dans un précédent article). Evidement, N, était prévu dans le voyage cette année là, depuis bien longtemps. 
Quelques jours avant le départ, je lui demandais de ne pas venir, car j'avais besoin d'être seule, mais elle refusait. Et l'on partait.

J'ai cru que me rendre à Beg-Leguer allait tout régler, comme d'habitude. Retrouver les mêmes amis. Les mêmes habitudes. L'innocence de l'endroit qui me rappelait celle de mon enfance. 

Je retrouvais d'anciennes amies, des jumelles, Milene et Laura. Mais très vite deux clans se formaient, N et l'une des jumelles, et moi et l'autre. Comme une compétition, tout était mis à l'épreuve entre nous. Après des explications, N et moi nous retrouvions. On s'est vite découvert être intéressé par la même garçon qui habitait près du camping. Pour ne pas en souffrir, on se fit la promesse de s'en désintéresser chacune. Mais devinez qui je surprenais deux jours plus tard main dans la main et s'embrassant? Je pense que vous l'aurez deviné. Encore une fois, un mensonge, un coups bas, que je me devais d'encaisser. Une fois qu'elle a remarqué que je me devais de l'accepter, elle le largua, tout simplement, en me disant qu'il était à moi si je le voulais. Et elle se trouva un autre mec. La vie avait l'air d'un jeu pour elle. Et encore une fois, j'étais sa marionnette. 




On s'est vite fait beaucoup de connaissances dans le camping. Chaque soir, comme chaque année, il y avait le feu de camp fait pour les jeunes pour picoler & co. Mais l'on était trop proche du camping, et je craignais à chaque instant que mon père debarque. On eut alors l'idée d'organiser une grande soirée sur la plage. Evidement c'était interdit par la loi, mais l'on était pas à ca près. On avait invité tout le monde, même les jeunes que l'on ne connaissait pas. Ca devait être énorme. Maintenant venait notre soucis de comment trouver l'alcool, elle et moi. Etions mineur et sans moyen de locomotion, et la ville la plus proche à 7kms, on n'eut pas d'autre idée que de le faire à la marche. On marchait au moins 3h sous la pluie, on n'en pouvait plus. Une fois arrivée en ville, on se trouvait un supermarché, achetait plusieurs bouteilles et le passage à la caisse se passait normalement, la caissière ne se doutant même pas que l'on était mineures. On croisait des amis en ville en voiture, qui nous ramenaient au camping. On camouflait les bouteilles sous nos piles de fringues, mais mon père dut nous entendre en parler, car il trouvait le tout et nous le confisquait. Qu'à cela ne tienne. On attendait qu'il dormait pour les voler, et on descendit sur la plage. Il y avait déjà quelques personnes. On enchaina les bouteilles à nous deux, et je remarquais rapidement dans les yeux de tous ces garçons que nous étions comme des proies, et eux les chasseurs. On buvait comme pas possible, et l'on ne tenait vite plus sur nos pieds. On se déshabillait pour aller se baigner dans la mer, sous les yeux ébahis de tous ces gens qui nous prenaient pour des folles. On s'en foutait. On était ensembles. A courir sur la plage, plonger dans l'eau, et puis continuer à boire. Les autres jeunes ne rigolaient pas avec nous, je ne me souviens plus pourquoi. Mais je sais que l'on passait pour des folles auxquelles ils ne voulaient pas avoir affaire. La nuit tombait. Les gens partaient au fur et à mesure, face à nos bêtises.

Et d'un coup, le trou noir, je tombais au sol, inconsciente. Je ne compris pas ce qu'il s'était passé. Les jumelles furent là en un instant, N. vomissait ses tripes tandis que je commençais à pleurer dans les bras de Milene. Elle me criait dessus, me montrait une vieille photo d'elle et moi et me disait "Regardes cette photo, regardes ce que tu es devenu, je t'aimais avant, on était comme des soeurs, il faut que tu te reprennes". Entre deux sanglots, je ne faisais que demander où était N. Milene me disait qu'elle était pas bien non plus, mais que les autres se chargeait d'elles. Maintenant qu'il faisait nuit noire, et que l'on était incapable de remonter jusqu'au camping, les gens essayèrent de nous aider. Une voiture passait par là par hasard, et les autres suppliait l'homme de nous ramener en haut de la colline jusqu'au camping. Il était mécontent, mais accepta. Deux minutes plus tard on arrivait, en vomissant en ouvrant les portières. Là on appercut le propriétaire du camping, lampe torche à la main, furieux, qui venait voir ce qui faisait autant de bruit. Mon père était levé, aussi furieux que lui, il s'était aperçu que nous n'étions pas dans notre tente. On nous ramena jusqu'à notre lit, et tout le monde disparut. Je crois que l'on tomba dans le sommeil en un rien de temps. 
Le lendemain, au réveil, tout était confus. J'eus droit de la part de mon père un sermon, et il nous ordonna un couvre-feu à 20h, pour tous les jours qu'il nous restait à passer ici. Il était clair pour nous que nous n'allions pas le suivre. Le lendemain, à 20h, nous nous retrouvions à nous cacher dans les champs environnant le camping. Milene et Laura, qui nous tenait au courant de ce qui se passerait, venaient nous informer que mon père dormait. Et un peu plus tard, il s'était reveillé, lampe torche à la main, et nous cherchaient. Tout le monde lui disait qu'ils ne savaient pas où l'on se trouvait, alors qu'à travers les bosquets on pouvait l'apercevoir. On courait à travers champs, mains dans la main. 
Mais quelqu'un nous dénonça, sûrement fatigué de nos bêtises. 
Mon père nous ramena à la tente de force. Il était furieux, mais ne dit rien. Il ne reconnaissait plus sa fille. 
On patienta un moment, le temps qu'il s'endorme, pour s'enfuir à nouveau. On tomba sur un groupe de jeunes garcons que l'on connaissait à peine. On se rendit à leur caravane, à picoler, et à jouer au streap-poker. Chaque fois que quelqu'un toquait à la porte, les garcons nous camouflait sous les meubles ou dans la salle d'eau. Mais ce n'était pas mon père. Un des garcons qui me plaisait me proposait d'aller à sa tente. J'acceptais, laissant N. au milieu de ses inconnus. Elle était d'accord. Je partis avec lui, on passa la nuit à sa tente, à l'autre bout du camping. On avait convenu avec N. de se retrouver à 10h du matin aux douches communes, afin de partir pour de bon. 
Je ne dormis pas. Stressée. 
Au petit jour, je me faufila à travers les bosquets afin de rejoindre comme convenu le bâtiment des douches et vestiaires. Je m'enfermais à clé dans une toilette, en attendant l'heure convenu, et N. Elle ne vint pas. A la place, deux officiers de police fracassait les portes afin de me trouver. 
Lorsque j'ouvris, je tomba face à eux. Et aux parents de N. J'étais offusquée, je ne comprenais pas ce qui se passait. Ils me ramenerent à la tente. J'appercevais mon père, debout, de furieux, et N, assise au sol, pleurant. 
Et là, j'ai tout appris, j'ai tout compris. La mère de N, furieuse, commença à nous sermonner. Je pleurais autant que N. Dans son discours, j'appris que N. m'avait menti sur son âge. J'appris que tout n'était que mensonge. La police est partie. Les parents de N. l'ont ramenés chez elle. Et je restais là, pleurant de tout mon corps. J'étais détruite, en mille morceaux. Mon père ne me parlait pas. 

Il ne nous restait que trois jours à rester au camping. Je les passais seule, la plupart du temps sur mon rocher, au bord d'une falaise, face à la mer. Je m'ouvrais le bras avec une lame de rasoir. Je pleurais, je pleurais, je ne faisais que ca. Pour la première fois en 5 mois j'étais séparé de N. J'en étais triste, mais je ressentais un soulagement énorme. Je ne l'avais plus. Je n'avais plus ses mensonges. Et je compris que j'avais une opportunité de enfin ne plus jamais la revoir. Je décidais de la saisir. Je ne voulais plus la voir, ni avoir affaire à elle. Plus jamais. 


Aout 2005.

Je rentrais chez moi à Rennes, toujours en pleur. Dans la voiture, je voyais les panneaux défiler, m'éloignant de Beg-Leguer. Je savais que c'était un adieu cette fois, et que jamais je n'y retournerais. Alors je pleurais, je n'arrêtais pas. Je suis rentrée chez ma mère, tel un déchet. Elle eut honte de moi, pour la première fois de sa vie. Mais elle savait que je souffrais. Après m'avoir fait un sermon, elle me laissa tranquille. Je restais dans ma chambre, toujours à pleurer. Je ne mangeais plus. Je restais dans le noir complet. Je voulais, non, je devais, retourner à Beg-Leguer. Je ne voulais pas en garder cette image de souffrance. Je supplia ma mère. Qui refusait, évidement. 
Mais elle devait y emmener mon grand frère, alors on fit un compromis. On y allait deux jours, elle et moi, avec notre petite tente, pendant que mon frère serait avec ses amis. Et on partit, à nouveau, en direction de Beg-Leguer. 
Toutes les personnes présentes en Juillet étaient partis, et j'en étais bien heureuse. Je pouvais 'recommencer' afin de garder une belle image de mon endroit paradisiaque. 
Le soir, une fête était prévu sur la plage. Vu que mon grand frère y allait, j'avais l'autorisation aussi. J'ai retrouvé ses amis, qui eux me connaissait depuis toute petite, et ils me comprenaient. Je ne bu pas beaucoup, de peur de perdre le contrôle. Mais rapidement mon frère m'ordonna de rentrer, j'étais la seule fille à cette soirée, et les trente garçons présents faisaient des paris pour savoir qui allait réussir à me prendre ce soir là. Je le suppliais de pouvoir rester. Et je me retrouvais dans les bras d'un garçon qui m'avait plu il y a des années de ca. Je passais la soirée avec lui, à parler, à rigoler, et à s'embrasser. 
On était posé sur un grand rocher, et, sans le vouloir, je m'endormis. 
Je fus réveillée par la clarté du jour. Il n'y avait plus personne à côté de moi, ni sur la plage, hormis quatre ou cinq garçons en train de comater. Je rentrais au camping, quand je tomba nez à nez avec ma mère, furieuse et inquiète comme jamais. Elle avait passé la nuit à me chercher. Je n'en avais pas conscience, j'en étais désolée, mais mes explications furent vaine, car elle me ramena aussitôt chez nous. 
A nouveau, les pleurs. J'étais au plus mal. Ma tentative pour faire la paix avec moi même à Beg-Leguer avait échouée. Ma mère ne me parlait plus, mes frères encore moins, et mes amis n'en parlons pas. Je me retrouvais seule, plus que seule. Seule avec mes pleurs, et mon sang qui dégoulinait de mon bras chaque jour. 

Mais ma mère a un coeur gros comme ca, elle savait que j'avais appris de mes erreurs. Mais elle ne pouvais pas me laisser sans surveillance, de peur que je fasse une bêtise. Elle m'amena partout où elle allait. Chez ses amis, je ne parlais pas, je m'isolais, et je pleurais, encore. Depuis que N. était parti, je n'ai jamais eu de ses nouvelles, alors que cela remontait à deux semaines. 





Une ancienne amie à qui j'avais tourné le dos, Hélène, me prit sous son aile. Elle m'accueillit chez elle pour quelques jours, et elle me fit retrouver le sourrire. Je lui avais tout raconté dans les moindres détails. Mais elle savait me faire sourire. Petit à petit, je me retrouvais enfin. Je décidais d'arrêter de m'auto mutiler, et à me nourrir à nouveau. Alors que l'on se promenait un jour, on tomba nez à nez avec N et sa mère. Je ne voulais pas le voir, mais je lui demandais pourquoi elle ne m'avait pas même ecris. Elle me promit qu'elle m'avait pourtant envoyé une lettre, que je n'ai jamais recu. Sûrement un nouveau mensonge, mais ce fut le dernier. 

Je ne lui ai plus jamais adressé la parole. 




Septembre 2005.

Ce fut la rentrée de 4eme. N'ayant plus personne à qui adresser la parole, je me remis dans mes cours. Dès le premier trimestre je retrouvais de bonnes notes. Mais j'étais détruite. J'avais tout perdu. Je me remis petit à petit à me reconstruire, lentement. Je m'éclaircissais les cheveux, et rachetait des habits convenables. Je devais me retrouver, retrouver la Alice que j'étais. Mais j'eus du mal.
Aujourd'hui, presque 8ans après cette histoire, j'en garde des séquelles. Je pense que je ne m'en remettrais jamais complètement, et mes cicatrices sur l'avant bras gauche me le rappel tous les jours.